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Marckolsheim Aéromodelisme Pilotes d’hélicoptères


Pour Stéphane, le pilotage d’un hélicoptère nécessite beaucoup plus d’attention que le pilotage d’un avion PHOTO DNA
Une petite équipe de passionnés d’aéromodélisme se retrouve tous les samedis sur un pré à la sortie de Marckolsheim pour faire voler leurs petits bijoux de technologie. Des hélicoptères, qui sillonnent le ciel, à la douceur des doigts sur un manipulateur.



À les regarder de loin, on pourrait croire que ce sont des vrais qui évoluent dans le ciel. Il faut dire que les membres de l’association « Hélifly du Ried », ont cherché à ce que la ressemblance soit la plus parfaite possible.
Le club créé en 2010 et présidé par Stéphane Holtzer ne compte que treize membres à se retrouver sur le pré qui leur sert d’« Héliport ».
Mais avant d’en arriver là, ils ont passé des heures et des heures au montage de leurs engins. Si le moteur se trouve dans le commerce, il faut construire le fuselage de toutes pièces, ajuster les couples en bois et y adapter les commandes de vol avant de passer aux premiers essais.
Une année de travail et de loisirs
La seconde phase consiste à modeler le fuselage en fibre de verre pour un faire une copie conforme à un vrai hélicoptère. L’ensemble est alors re-démonter, les vitres masquées avant la mise en peinture et le vernis.
Il faut entre six mois et un an de travail à un passionné pour goûter au plaisir de faire voler son engin. Il faut aussi de bonnes connaissances techniques.
L’apprentissage de base de vol en hélicoptère se fait sur un simulateur de vol devant un écran. Les jeunes pilotes apprennent ensuite à piloter en réel leur engin muni d’une croix d’apprentissage, qui évite un peu les dégâts lors des premières tentatives d’atterrissages. « C’est tout un rituel avant de faire voler un hélicoptère, il faut faire le plein de carburant, essayer toutes les commandes avant de lancer le moteur » explique Stéphane qui pilote un « Bel 230 « avec un moteur au méthanol et des pâles d’une envergure de 1,60 m. « Sur un hélico, le régime du moteur ne change pas, c’est l’incidence des pâles du rotor principal qui fait monter l’appareil, à chaque tour de rotor, la pâle attaquante donne la direction à l’appareil, le rotor de queue empêche l’hélico de partir en pirouette et donne la direction » explique encore Stéphane. La commande de son appareil a une portée de 3 km et fonctionne sur une fréquence de 41 méga hertz. « Les nouvelles radios commandes sont voisines de 2,4 giga hertz et chaque pilote a sa fréquence propre on peut donc voler à plusieurs en même temps sans qu’il y ait d’interférence entre les commandes » nous dit encore Stéphane.
Quelques crashs
Des crashs d’hélico, il y en a aussi de temps en temps. « Le moteur du Koala Augusta 119 a calé en vol, il est tombé un peu sur l’avant et la pâle a tapé dans le fuselage et l’a endommagé, pour aujourd’hui mon appareil reste cloué au sol » nous dit Eric, le secrétaire de l’association. « C’est très rare, mais ça fait aussi partie du hobby » nous dit-il en rigolant. Il en faudrait bien plus pour décourager ces grands garçons qui veulent encore jouer un peu.


par GR, publiée le 04/10/2013